Pourquoi et comment prendre soin de votre marque employeur ?
Une marque employeur forte n’a que des avantages pour votre attractivité : découvrez comment la développer grâce aux mesures de santé mentale au travail.
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Dans le contexte actuel où les entreprises rivalisent pour maintenir leur performance et favoriser leur croissance, la rétention des talents émerge comme un impératif stratégique.
En effet, la capacité à retenir les talents clés peut avoir un impact significatif sur une entreprise, en favorisant la stabilité, en préservant le savoir-faire, et en renforçant la compétitivité sur le marché. Explorons donc les clés et les enjeux de la fidélisation des talents, ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour garantir la continuité de la réussite organisationnelle.
La rétention des talents fait référence aux efforts déployés par une organisation pour garder ses employés les plus performants et les plus précieux. Il ne s'agit pas seulement de les attirer, mais aussi de les maintenir engagés, motivés et fidèles à l'entreprise sur le long terme.
Les talents au sein d'une entreprise ne se limitent pas seulement aux compétences techniques, mais englobent également les aptitudes, les connaissances, l'expérience et les qualités personnelles qui contribuent de manière significative à la réussite de l'organisation. Ainsi, la rétention des talents vise à préserver cette richesse humaine et à garantir que ces individus restent productifs et engagés dans leur travail.
Un faible taux de départ ne signifie pas nécessairement que les collaborateurs sont satisfaits ou engagés. Certains salariés peuvent rester dans leur entreprise faute d’opportunités extérieures, par crainte de perdre leur stabilité financière ou parce qu’un changement professionnel leur paraît trop risqué. On parle alors de rétention subie.
La rétention choisie concerne les collaborateurs qui souhaitent rester parce qu’ils se reconnaissent dans le projet de l’entreprise, apprécient leurs conditions de travail et disposent de perspectives d’évolution. Ils restent donc par adhésion, et non par défaut.
Ainsi, une entreprise peut afficher un bon taux de rétention du personnel tout en étant confrontée à du désengagement, du présentéisme ou une faible motivation.
Attirer et retenir les talents, notamment des talents hautement compétents, expérimentés et ambassadeurs de la culture d’entreprise, présente une longue série d’atouts pour l’organisation. Découvrons plus en détail pourquoi la rétention des talents est si importante, en évoquant aussi les éléments néfastes d’un taux de turnover élevé.
Les départs fréquents de salariés clés peuvent entraîner des perturbations dans les opérations quotidiennes de l'entreprise et rendre plus difficile l’instauration d’une culture d’entreprise solide.
À l’échelle d’un service ou d’une équipe également, le fait que les collaborateurs soient régulièrement remplacés peut être source de dysfonctionnements : l’équipe doit faire preuve d’une capacité d’adaptation continuelle, la cohésion peut avoir du mal à s’installer, les processus peuvent être ralentis, etc.
Les salariés qualifiés et expérimentés possèdent souvent une connaissance approfondie de l'entreprise, de ses processus et de ses clients. Selon une étude de Mc Kinsey, on constate même qu’un collaborateur pleinement compétent à son poste peut être jusqu’à 800 % plus productif qu’un collaborateur dont les compétences sont jugées moyennes.
De plus, si les talents ont tendance à facilement quitter l’entreprise, cela induit la nécessité de recruter des remplaçants. Et cela impacte aussi la productivité, car les nouveaux arrivants mettront plusieurs semaines, mois ou années à atteindre le niveau de productivité de leurs prédécesseurs. Il faudra aussi mettre en place des formations, périodes durant lesquelles les nouveaux embauchés ne produiront pas directement de valeur ajoutée pour l’entreprise. Sans oublier qu’il faudra compter sur le soutien des autres collaborateurs de l’équipe pour intégrer leurs nouveaux collègues, qui auront donc moins de temps à consacrer à leur cœur de métier.
Or, cette productivité est essentielle à l’entreprise : c’est ce qui lui permet d’optimiser le ratio coûts/bénéfices et de se montrer plus performante que ses concurrents.
L’incapacité à retenir les talents et le turnover que cela génère sont aussi coûteux pour le budget RH. Et plus le collaborateur qui décide de partir était qualifié, plus le coût de son remplacement sera élevé.
Outre les coûts indirects liés à la productivité précédemment évoquée, il y a en effet des coûts de départ du collaborateur (indemnité de rupture conventionnelle, coûts d’offboarding, etc.) et ceux pour le recrutement (diffusion de l’offre de l’emploi, étude des candidatures, tenues d’entretiens, gestion de l’onboarding, etc.).
Selon Gallup, le coût de remplacement d’un salarié peut représenter environ 40 % à 200 % de son salaire annuel, selon le type de poste et son niveau de responsabilité. Ce coût tend à augmenter pour les fonctions techniques, managériales et dirigeantes, notamment en raison de la perte d’expertise et de connaissances internes, ainsi que des difficultés potentielles de recrutement, d’intégration et de formation.
Ces estimations restent des ordres de grandeur. Le coût réel dépend notamment de la durée du recrutement, du recours éventuel à un cabinet spécialisé, du temps consacré à la formation et de la perte de productivité pendant la vacance du poste.
Un turnover important peut également accroître l’absentéisme au travail en augmentant temporairement la charge des équipes restantes. Pour mesurer plus largement ses répercussions, il peut être utile d’analyser le coût de l'absentéisme.
Un autre avantage incontestable de la rétention des talents, c’est l’image que renvoie l’entreprise en interne et en externe.
Des talents qui n’hésitent pas à quitter une organisation peuvent envoyer un signal négatif, par exemple celui d’une rémunération moins attractive que celle des concurrents, d’un manque de reconnaissance, de perspectives d’évolution limitées ou d’une insatisfaction concernant les conditions de travail. Ces éléments peuvent affaiblir la marque employeur et compliquer le recrutement de candidats qualifiés.
Un cercle vicieux peut alors s’installer : plus les talents quittent leur emploi, plus il est difficile de recruter des collaborateurs talentueux, de renforcer l'engagement et de miser sur son capital humain.
La mise en œuvre d’une stratégie de rétention devient alors essentielle pour redonner à l’employeur son attractivité. Cela est aussi vrai pour les clients et autres partenaires commerciaux, qui auront naturellement plus confiance dans une organisation où les salariés se sentent bien et veulent rester le plus longtemps possible.
Retenir les talents n’est pas une tâche aisée : il faut non seulement réussir à satisfaire les employés, mais aussi à faire mieux que les autres entreprises où ils pourraient trouver un poste plus épanouissant, plus rémunérateur, plus en accord avec leurs valeurs, etc.
Parcourons alors les différentes solutions qui s’offrent aux employeurs et services RH pour la conservation de ses salariés les plus précieux.
La première étape essentielle pour retenir les salariés expérimentés et qualifiés est de comprendre leurs besoins et leurs attentes. Cela implique de reconnaître qu'il n'y a pas de solution unique pour tous, car les besoins peuvent varier en fonction du poste occupé, de l'ancienneté dans l'entreprise, du secteur d'activité et d'autres critères individuels.
Pour les postes de direction ou les employés ayant une grande expérience, la rétention peut être liée à des facteurs tels que la reconnaissance, les opportunités de développement professionnel et une rémunération compétitive. Pour ces employés, il est important de mettre en place des programmes de mentorat, des possibilités de progression de carrière claires et des avantages adaptés à leur niveau d'expertise.
En revanche, pour les nouveaux employés ou ceux occupant des postes moins expérimentés, la rétention peut être davantage influencée par des facteurs tels que l'intégration, la formation continue et le feedback régulier. Dans ce cas, il est important de mettre en place des processus d'intégration solides, des formations adaptées aux besoins individuels et des occasions d'apprentissage et de croissance professionnelle.
Par ailleurs, l'ancienneté au sein de l'entreprise peut également influencer les besoins en matière de rétention. Les salariés plus anciens peuvent rechercher des opportunités de reconversion ou de transition vers des postes moins exigeants, tandis que les salariés plus récents peuvent aspirer à gravir les échelons et à prendre de nouvelles responsabilités.
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Plusieurs générations cohabitent aujourd’hui dans les entreprises. Chacune a évolué dans un contexte économique, technologique et social différent, ce qui peut influencer son rapport au travail, à la hiérarchie ou à la reconnaissance. Ces caractéristiques doivent toutefois être considérées comme des tendances générales et non comme des vérités applicables à tous les individus.
Adapter son management et sa gestion des talents ne signifie pas créer une politique différente pour chaque tranche d’âge. Il s’agit plutôt de diversifier les modes de communication, de reconnaissance et d’accompagnement, tout en tenant compte des attentes individuelles. Le management intergénérationnel peut aussi favoriser la transmission croisée des compétences entre collaborateurs expérimentés et jeunes actifs.
Lorsqu’un collaborateur quitte une entreprise, les raisons sont souvent plurielles. Mais parmi celles qui ont le plus d’impact, il y a le climat social, c’est-à-dire la façon dont les salariés perçoivent la vie sociale et les conditions de travail. Cela inclut donc les relations entre collègues et avec le management et la direction, la répartition de la charge de travail, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, le niveau de cohésion dans l’équipe, etc.
Pour améliorer l’environnement et l’ambiance au travail, l’entreprise dispose de nombreux outils. Par exemple, la mise en place d’une communication interne plus transparente, la gestion proactive des risques psychosociaux, la définition d’un processus d’intégration des nouveaux salariés, l’instauration de programmes de gestion du stress, etc.
La prévention de la charge mentale au travail est également essentielle. Lorsqu’elle devient chronique, elle peut provoquer une fatigue cognitive, une baisse de la concentration et une perte progressive d’engagement.
Dans certains environnements particulièrement exposés, les difficultés de recrutement et le manque d’effectifs peuvent aussi accentuer l’absentéisme dans le secteur de la santé, en augmentant la pression exercée sur les professionnels encore en poste.
Dans votre démarche d’amélioration du climat social, la prise en compte de la santé mentale en entreprise est un levier important de rétention. Elle permet d’agir à la fois sur la prévention des risques psychosociaux, l’engagement et la capacité des collaborateurs à se projeter dans l’organisation.
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Un autre critère évident pour fidéliser les talents les plus qualifiés, c’est bien sûr la rémunération compétitive et les autres avantages.
Le salaire est un élément clé de la rémunération, et il est essentiel de veiller à ce qu'il soit en adéquation avec les compétences, l'expérience et les responsabilités du salarié. Les salaires compétitifs aident à reconnaître la valeur que les salariés apportent à l'entreprise et à les motiver à rester engagés dans leur travail.
Cependant, la rémunération ne se limite pas seulement au salaire de base. Les avantages complémentaires jouent également un rôle crucial dans la rétention des talents. Cela peut inclure :
Autre cause fréquente de départ des talents : la monotonie du travail, la difficulté à gravir les échelons et à faire progresser ses revenus. C’est pourquoi il faut offrir aux collaborateurs des opportunités de développement professionnel, telles que des programmes de formation, des possibilités de mentorat, et des plans de carrière clairs, qui montrent aux salariés que l’employeur investit dans leur croissance et leur progression.
L’entreprise peut aussi encourager la mobilité interne, les changements de métier, la participation à des projets transverses ou l’élargissement progressif des responsabilités. Tous les collaborateurs ne souhaitent pas devenir managers, mais la plupart ont besoin de continuer à apprendre et à développer leurs compétences.
Il est également important de laisser une place au droit à l’erreur. Accompagner un échec profesionnel avec du feedback et des possibilités de rebond permet de renforcer la confiance, l’apprentissage et la prise d’initiative.
L’un des derniers points importants pour retenir les talents, c’est de reconnaître et de récompenser leur valeur, et de les intégrer pleinement au développement de l’entreprise.
Cet engagement passe, entre autres, par un management bienveillant, une communication ouverte, une culture du feedback et l’implication des salariés dans la prise de décisions. Pour fidéliser et engager, il paraît également essentiel de récompenser les réussites individuelles et collectives, afin de susciter plus de motivation et de reconnaissance.
Développer l’engagement collaborateur suppose également de recueillir régulièrement les retours des équipes et de montrer que leurs remarques donnent lieu à des actions concrètes. Sans suivi visible, les enquêtes internes peuvent au contraire générer de la frustration.
Le manager joue un rôle central dans cette démarche : il aide le salarié à comprendre ses priorités, valorise sa contribution et lui permet de relier ses missions au projet collectif. Cette capacité à donner du sens au travail favorise l’engagement et le sentiment d’appartenance.
Notez que tout cela commence dès le début de l’expérience collaborateur, lors de l’intégration au sein de l’équipe. Il est important de bien préparer son arrivée et de mettre en place un processus d’intégration qui l’aidera à se sentir à l’aise : visite des locaux, rencontre avec le manager et les collègues, accompagnement personnalisé des RH, présentation de la culture d’entreprise, recueil de ses ressentis, organisation d’événements extra-professionnels pour apprendre à se connaître et développer le sentiment d’appartenance, etc.
Évaluer et analyser la rétention des talents est crucial pour comprendre l'efficacité des mesures mises en place et identifier les domaines à améliorer. Voici quelques étapes pour mesurer et analyser la rétention des talents dans votre entreprise :
En suivant ces étapes, vous pouvez évaluer et analyser efficacement la rétention des talents dans votre entreprise, ce qui vous permettra de prendre des décisions éclairées pour améliorer l'engagement et fidéliser vos salariés.
Le taux de rétention mesure la proportion de collaborateurs présents au début d’une période et toujours employés à la fin de celle-ci.
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Par exemple, une entreprise compte 200 salariés au 1er janvier. Parmi eux, 170 sont toujours présents au 31 décembre :
(170 ÷ 200) × 100 = 85 %
Le taux de rétention annuel est donc de 85 %. Les collaborateurs recrutés au cours de l’année ne doivent pas être intégrés au numérateur, puisqu’ils n’étaient pas présents au début de la période.
Pour interpréter ce résultat, il est pertinent de le comparer aux années précédentes, aux données du secteur et aux résultats obtenus par équipe, métier ou niveau d’ancienneté. L’analyse peut être complétée par le calcul du turnover.
Le turnover volontaire regroupe les départs décidés par les collaborateurs, comme les démissions ou certaines ruptures conventionnelles. Une hausse de ces départs peut signaler un problème de rémunération, de management, de charge de travail ou de perspectives professionnelles.
Le turnover involontaire correspond aux départs décidés par l’employeur, comme les licenciements, ainsi qu’aux contrats qui ne sont pas renouvelés. Les départs à la retraite peuvent quant à eux être suivis séparément afin d’anticiper la transmission des compétences.
Cette distinction aide l’entreprise à identifier les causes réelles de son turnover. Il est également utile de différencier les départs regrettés, qui concernent des collaborateurs clés, des départs non regrettés, dont l’impact sur l’organisation est plus limité.
La rétention des talents désigne l’ensemble des actions stratégiques mises en œuvre par une entreprise pour conserver durablement ses collaborateurs clés. Elle repose notamment sur la rémunération, la qualité du management, les perspectives d’évolution, la reconnaissance et les conditions de travail.
La rétention met principalement l’accent sur la capacité d’une entreprise à limiter les départs. La fidélisation désigne une relation plus durable, fondée sur la confiance, l’engagement et l’envie du collaborateur de poursuivre son parcours dans l’organisation.
Il faut diviser le nombre de salariés présents au début d’une période et toujours employés à la fin par le nombre de salariés présents au début, puis multiplier le résultat par 100. Les salariés recrutés pendant la période ne sont pas pris en compte.
Le coût du turnover dépend du poste, du salaire, de la rareté des compétences et du temps nécessaire pour recruter et former un remplaçant. Les estimations disponibles situent généralement ce coût entre 50 % et 200 % du salaire annuel du collaborateur.
Une baisse inhabituelle de motivation, un retrait des échanges collectifs, une diminution de la prise d’initiative, des absences plus fréquentes ou un désintérêt pour les projets à long terme peuvent constituer des signaux d’alerte. Aucun de ces signes ne permet toutefois de conclure à lui seul qu’un salarié souhaite partir. Ils doivent plutôt inciter le manager et les ressources humaines à ouvrir le dialogue.
À NOTER
Il ne s’agit là que de quelques exemples, qui sont des bases de travail, mais qui ne représentent pas des vérités générales. Pour bien comprendre ce qu’attendent les collaborateurs de votre organisation, il est donc pertinent de recueillir leur feedback. Les enquêtes de satisfaction, les entretiens individuels et les entretiens de départ des collaborateurs sont autant d’outils qui peuvent être utilisés à cette fin, afin d’adapter la politique de rétention des talents.
À NOTER
L’accompagnement teale peut constituer une aide précieuse. La solution permet à chaque collaborateur d’évaluer sa santé mentale, d’accéder à un programme personnalisé, à plus de 1 000 contenus de psychoéducation ainsi qu’à des séances confidentielles avec des psychologues ou des coachs.
Côté RH, un tableau de bord agrégé et anonymisé facilite le suivi des indicateurs de santé mentale. Les entreprises peuvent ainsi identifier les facteurs de stress, suivre l’évolution du bien-être des équipes et mettre en place des formations ou des ateliers adaptés aux besoins observés.
LA FORMULE
Taux de rétention = (nombre de salariés présents au début de la période et toujours en poste à la fin ÷ nombre de salariés présents au début de la période) × 100
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