Comment Rtone prend soin de ses équipes pour éviter le surengagement ?
Depuis quelques mois, Rtone déploie notre solution de santé mentale teale. Echanges avec Malika Hassab, responsable RH et Guillaume Nenna Ruhlmann, chargé de mission RH.

Le rythme de travail désigne l’organisation des activités professionnelles au cours d’une journée, d’une semaine ou d’un cycle plus long. Il englobe la durée, la répartition et l’intensité du travail, ainsi que les périodes de repos.
Ce rythme, autrefois cadré et assez rigide, est maintenant remis en question, notamment avec le développement du télétravail, les horaires plus flexibles ou encore la mise en place de la semaine de 4 jours dans certaines entreprises.
Le développement du numérique y est pour quelque chose, mais ce changement progressif des rythmes de travail répond également à des attentes fortes des collaborateurs en termes d’équilibre et de santé mentale.
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Un bon rythme de travail repose sur plusieurs facteurs, qui peuvent dépendre du secteur d’activité et des préférences propres à chaque individu. Néanmoins, on sait que certains critères sont largement plébiscités par les salariés français aujourd’hui :
L’un des freins à la mise en place d’un rythme de travail optimal est la discordance entre les besoins et attentes des collaborateurs et le rythme imposé par le monde de l’entreprise.
Il n’est effectivement pas toujours possible d’harmoniser les rythmes biologiques de chacun et ses désirs en termes de flexibilité, avec les exigences de l’organisation : horaires d’ouverture, charge de travail à traiter, objectifs à atteindre, etc.
Prenons l'exemple de la restauration : les salariés doivent s’adapter aux horaires de l’établissement, y compris les week-ends ou la nuit, alors que cela peut entrer en contradiction avec leurs contraintes familiales, leur vie sociale, etc. Autre exemple : dans les services comptables, les périodes de clôture ou de bilans entraînent des pics d’activité où la charge de travail augmente fortement, obligeant les équipes à réduire leur flexibilité et à travailler plus intensément sur une période donnée
Il n’existe pas un rythme de travail universel idéal. D’abord, parce que chaque métier a ses propres contraintes. Ensuite, parce que tous les individus n’ont pas les mêmes capacités de concentration, les mêmes besoins de sommeil, etc.
Cependant, certaines modèles et études mettent en avant l’importance de faire de vraies pauses :
Un rythme de travail sain peut participer au bonheur au travail. Un équilibre bien calibré entre effort et récupération favorise en effet une meilleure concentration et une productivité durable, sans épuisement mental.
Les salariés qui disposent d’un cadre stable et respectueux de leur temps sont également plus motivés, car ils se sentent reconnus et soutenus. Ce bien-être rejaillit sur la qualité des relations et la collaboration au sein des équipes, en réduisant les tensions et en renforçant la cohésion.
Toutes ces répercussions positives font d’un bon rythme de travail un facteur de fidélisation des talents. Selon une enquête Robert Half 2025, l’équilibre vie pro/vie perso, l’ambiance de travail bienveillante, le bon relationnel avec l’équipe et la flexibilité sont les facteurs majeurs pour qu’un collaborateur reste dans son entreprise, et tout cela découle (en partie) d’un rythme sain et respectueux.
Le rythme de travail idéal, si tant est qu’il existe, ne peut évidemment pas être transposé à tous les secteurs d’activités et types d’organisations.
Les cadres doivent souvent composer avec une forte charge mentale, des réunions successives et une disponibilité quasi permanente liée aux outils numériques, et sont parfois soumis aux impératifs de la hustle culture, fortement ancrée dans certains secteurs.
Les freelances, eux, bénéficient d’une grande liberté d’organisation, mais doivent jongler entre missions, prospection et gestion administrative, ce qui peut fragmenter leur temps.
Quant aux équipes terrain (ouvriers, équipe technique, personnel soignant, etc.), leurs rythmes sont dictés par des contraintes horaires précises, avec parfois une activité physique soutenue.
Certains voient dans le télétravail une solution toute trouvée pour permettre aux collaborateurs de mieux accorder leur rythme de travail avec leurs attentes personnelles. Pourtant, les dérives du travail à distance sont bien réelles : brouillage des frontières entre professionnel et personnel, isolement social, difficultés à se déconnecter, surinvestissement au travail, etc.
Quelques bonnes pratiques peuvent toutefois éviter de tomber dans ces écueils : imposition de limites horaires et strict respect du droit à la déconnexion, utilisation d’outils de gestion du temps, création d’un espace spécifiquement dédié au travail pour ne pas le confondre avec l’espace de vie privée, etc.
Un rythme de travail inadapté a un impact sur la santé physique des collaborateurs, mais c’est aussi un véritable enjeu de santé mentale au travail.
Le manque de repos et la surcharge d’activité entraînent souvent une fatigue chronique, une baisse d’attention et des erreurs fréquentes dans l’exécution des tâches. Sur le plan psychologique, on observe une montée du stress au travail, une perte de motivation et parfois un désengagement vis-à-vis de l’entreprise.
Certains développent une fatigue décisionnelle, c’est-à-dire une difficulté à faire des choix après une succession de décisions trop nombreuses ou trop rapides.
Si ce déséquilibre se prolonge, il peut conduire à un épuisement professionnel ou burn-out, marqué par une perte totale d’énergie, un sentiment d’inefficacité et un profond mal-être émotionnel.
Chaque individu possède un chronotype spécifique : les profils matinaux sont plus performants tôt dans la journée, tandis que les vespéraux atteignent leur pic d’énergie en fin d’après-midi ou en soirée. Les chronotypes intermédiaires, plus flexibles, s’adaptent plus facilement aux horaires standards.
Mieux comprendre ces différences permet d’organiser le travail de manière plus harmonieuse : planification des tâches importantes selon les pics de vigilance, horaires aménagés ou télétravail. Cette stratégie d’adaptation favorise à la fois la performance individuelle et la qualité de vie au travail.
Le retour au travail après une longue absence est parfois une épreuve, notamment parce qu’il est difficile de reprendre un bon rythme et de se réadapter, sans précipiter les choses. Après plusieurs semaines de vacances, un arrêt maladie ou encore un congé parental, quelques conseils peuvent donc se révéler utiles pour reprendre le travail sainement et sereinement. Voici un guide en 3 étapes pour vous accompagner lors de votre reprise.
Après une coupure, inutile de vouloir rattraper tout le retard le plus vite possible ou combler l’absence par des horaires à rallonge.
Comme nous venons de l’évoquer, les pauses font partie intégrante de la productivité et de la santé mentale des collaborateurs. De véritables pauses, au-delà de 2 petites minutes de break à rester assis à son bureau, sont en effet bénéfiques sur les plans cognitif, émotionnel et social.
Les pauses permettent notamment de limiter la fatigue pour les personnes qui travaillent sur écran, de prendre du recul sur une tâche pour mieux y revenir, de relâcher le stress, de réguler ses émotions, mais aussi de créer du lien avec ses collègues, renforcer la cohésion et partager des moments de convivialité.
Pour intégrer ces temps de pause, les entreprises peuvent procéder de plusieurs façons : instaurer des pauses régulières et encadrées dans l’organisation du travail, mettre à disposition des outils de gestion du temps au bureau, créer des rituels d’équipe de type pauses-café, définir des plages horaires sans réunion, mettre en place une politique stricte de déconnexion numérique, etc.
En tant que salarié, vous n’êtes pas simplement soumis à l’organisation du travail dans votre entreprise : vous avez également le pouvoir d’agir pour mieux respecter votre propre rythme.
Quelques conseils concrets vous aideront à améliorer votre rythme de travail et votre organisation professionnelle :
Face à la multiplicité des attentes et contraintes de chacun, il semble difficile d’organiser un rythme collectif qui puisse convenir à tout le monde.
Néanmoins, les Ressources Humaines et les managers doivent s’atteler à ce problème : il faut trouver les clés pour respecter au mieux les rythmes de collaborateurs, tout en donnant un tempo global qui sert de cadre et qui permet de répondre aux exigences professionnelles.
Pour cela, plusieurs leviers peuvent être mobilisés :
Pour aider chacun à trouver son rythme de travail, les entreprises imaginent de nouvelles manières d’organiser le temps de travail.
La semaine de 4 jours, généralement mise en place à titre expérimental, pourrait devenir la norme dans les années à venir.
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D’autres modes de travail sont également envisageables à l’avenir, comme la flexibilité totale, où le salarié gère librement ses horaires et temps de travail, sans contrainte fixe imposée par l’entreprise. Ce modèle repose sur la confiance et la responsabilisation, et l’évaluation du travail se fait sur les résultats plutôt que sur le temps passé. Son efficacité requiert donc une grande rigueur personnelle et une communication fluide.
On peut aussi imaginer un système de rythme de travail à la carte : une organisation où chaque collaborateur pourrait adapter ses horaires, ses temps de pause ou ses jours de présence selon ses besoins personnels et son rythme biologique. Ce modèle sur mesure repose sur une logique de flexibilité encadrée, où l’entreprise fixe un cadre global (plages de disponibilité commune, objectifs à atteindre, outils de coordination) tout en laissant une marge d’autonomie aux salariés.
Avec sa solution de bien-être au travail, teale peut vous offrir l’accompagnement dont vous avez besoin pour mieux gérer les rythmes de travail dans l’entreprise.
Nos équipes peuvent vous apporter des conseils sur mesure pour aider les Ressources Humaines, managers et collaborateurs à mieux récupérer, par exemple en limitant leur disponibilité et en profitant du droit à la déconnexion, en créant un rituel qui permet de marquer la fin de journée et la transition avec le retour à la vie personnelle, en soignant ses relations sociales en dehors du bureau, etc.
À cela s’ajoute une multitude d’outils pour mieux respecter son rythme de travail, mais aussi prendre soin de sa santé mentale en général : indicateur de bien-être, contenus personnalisés selon les besoins de chacun (gestion du stress, respect de l’équilibre entre pro et perso, surcharge cognitive, etc.), ateliers de prévention, etc.
Les RH et managers peuvent quant à eux utiliser la solution teale pour collecter des feedbacks en temps réel et ainsi mieux comprendre les problématiques auxquelles il faut s’atteler, ou encore bénéficier d’un système d’alerte grâce aux données collectées, afin de pouvoir agir avant saturation des équipes.
Il n’existe pas de rythme de travail universel. L’idéal dépend du métier, du chronotype (matinal ou vespéral) et des besoins individuels. Un bon rythme repose sur un équilibre entre effort et récupération, des horaires réguliers, une charge de travail soutenable et des temps de pause réels pour préserver l’énergie mentale et physique sur la durée.
Un rythme devient trop intense lorsque la fatigue s’installe durablement : difficulté à se concentrer, troubles du sommeil, irritabilité, perte de motivation ou impression d’être constamment “sous tension”. Ces signaux indiquent un déséquilibre entre demandes et ressources. Il est alors essentiel de ralentir, de déléguer ou de réajuster ses priorités.
La productivité ne dépend pas du temps passé à travailler, mais de la qualité de l’énergie investie. Un rythme trop rapide épuise les ressources cognitives et diminue la concentration. À l’inverse, un rythme équilibré, alternant phases de travail intense et vraies pauses, améliore la performance, la créativité et la qualité du travail.
Parce que chaque individu fonctionne différemment. Adapter le rythme aux salariés, c’est respecter leurs besoins biologiques, émotionnels et personnels, tout en optimisant la performance collective. Cette approche favorise la motivation, la fidélisation et contribue à un environnement de travail plus sain et durable.
41 %
des salariés souhaitent un meilleur équilibre vie professionnelle et vie personnelle
Source :
ManpowerGroup (2023)ZOOM SUR LA SEMAINE DE 4 JOURS
La semaine de 4 jours permettrait de laisser plus de temps personnel de qualité aux salariés, d’améliorer l’équilibre pro/perso, d’accroître l’engagement et la motivation, d’augmenter la productivité et la créativité, etc. (source : « La Semaine De 4 Jours : 12 avantages »). Autant d’avantages pour favoriser le bien-être des collaborateurs, réduire le turnover et le taux d’absentéisme et attirer les talents, tout en améliorant le niveau de performance global.
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