Baromètre de la Santé Mentale des Salariés

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Éco-anxiété au travail : comprendre et agir en tant que RH

  • Un nouveau défi RH : l’éco-anxiété touche près de 10 % des Français et s’invite dans le monde du travail, générant perte de sens, stress et désengagement.
  • Un enjeu collectif : cette anxiété reflète un besoin de cohérence entre valeurs personnelles et actions de l’entreprise, en particulier chez les jeunes générations.
  • Le rôle clé des RH et managers : écouter, reconnaître et intégrer la dimension écologique dans la QVCT aide à prévenir les risques psychosociaux et à restaurer la confiance.
  • Transformer l’anxiété en action : avec son Indice de Santé Mentale et ses programmes d’accompagnement, teale aide les entreprises à canaliser l’éco-anxiété en engagement positif et durable.
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min de lecture
April 27, 2026
Mis à jour le
April 27, 2026
écoanxiété au travail

Longtemps perçue comme une préoccupation marginale, l’éco-anxiété s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé mentale et de management. Selon une étude nationale menée par l’ADEME en 2025, près de 10 % des Français présentent un niveau d’éco-anxiété susceptible de menacer leur équilibre psychologique.

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L’impact psychologique de la crise climatique dépasse désormais la sphère personnelle pour pénétrer le monde professionnel. Dans les entreprises, cette anxiété écologique se manifeste par une perte de sens, une démotivation, voire un désengagement vis-à-vis d’organisations jugées insuffisamment engagées dans la transition.

Pour les directions RH et les managers, cette mutation impose un changement de paradigme. Ignorer l’éco-anxiété reviendrait à négliger une source émergente de risques psychosociaux et un levier d’engagement collectif. À l’inverse, reconnaître cette émotion, en comprendre les ressorts et en faire un moteur d’action responsable peut renforcer la santé mentale des collaborateurs et la résilience des organisations.

Qu’est-ce que l’éco-anxiété ?

L’éco-anxiété désigne un état de détresse émotionnelle provoqué par la conscience aiguë des bouleversements environnementaux : dérèglement climatique, perte de biodiversité, pollution, catastrophes naturelles à répétition…

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Les manifestations de l’éco-anxiété se répartissent en plusieurs dimensions :

  • affectives : (anxiété, irritabilité, crises d’angoisse…)
  • cognitives (ruminations, pensées négatives liées à l’avenir de la planète…)
  • comportementales (troubles du sommeil, fatigue chronique, isolement social…)
  • conatives (sentiment de ne jamais en faire assez pour réduire son impact)

L’éco-anxiété reflète un rapport sensible au monde, une empathie accrue face à la dégradation de l’environnement, mais aussi un déséquilibre entre les valeurs personnelles et la réalité perçue de l’action collective.

Lorsqu’elle devient chronique, l’éco-anxiété peut fragiliser la santé mentale, nuire à la concentration et générer un sentiment de perte de contrôle. Au contraire, si elle est reconnue et accompagnée, elle peut se transformer en une force motrice : un appel à l’action écologique, une forme d’engagement résilient au service de la transition.

Pourquoi l’éco-anxiété s’invite dans les entreprises ?

L’éco-anxiété n’est pas seulement un phénomène individuel : elle s’enracine dans un contexte sociétal où la conscience écologique progresse plus vite que les transformations effectives. Ce décalage entre les discours, les engagements et la réalité de la transition alimente un sentiment d’impuissance, que les salariés ramènent naturellement dans leur vie professionnelle.

Les jeunes générations, particulièrement les 25-34 ans, sont les plus concernées par les formes sévères d’éco-anxiété. La génération Z, marquée par la crise climatique, la pandémie et la précarité écologique, associe son engagement professionnel à un besoin de sens. Travailler pour une entreprise perçue comme non responsable ou déconnectée des enjeux environnementaux peut générer frustration et perte de motivation.

Cette quête de cohérence n’est pas marginale.

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Les entreprises sont de plus en plus perçues comme des acteurs clés de la transition. Leur capacité à réduire leur empreinte carbone, à adopter des pratiques éthiques et à communiquer de manière transparente influence directement la santé mentale au travail et la confiance de leurs collaborateurs. À l’inverse, un manque de cohérence ou des pratiques de greenwashing peuvent nourrir le cynisme et le désengagement.

L’impact de l’éco-anxiété sur les collaborateurs

L’éco-anxiété n’affecte pas seulement les émotions : elle influence la motivation, la performance et le climat social. Alors qu’un salarié sur cinq est en état critique ou à risque de dépression (selon le Baromètre de la santé mentale des salariés de teale), cette anxiété environnementale agit comme un amplificateur de stress.

Sur le plan individuel, les symptômes comme les troubles du sommeil, la fatigue, les ruminations ou le sentiment d’impuissance, altèrent la concentration et la capacité à gérer la pression. Le salarié éco-anxieux peut se sentir en décalage avec les valeurs ou les pratiques de son entreprise, ce qui fragilise son sentiment d’utilité et d’appartenance.

Cette perte de sens alimente une démotivation silencieuse. Beaucoup cherchent à rejoindre des structures plus alignées avec leurs convictions écologiques.

Collectivement, cette anxiété peut créer des tensions internes entre collaborateurs plus ou moins sensibles à l’urgence climatique. Sans espace de dialogue, ces divergences se transforment en risque psychosocial, accentuant stress, désengagement et turnover.

Risques psychosociaux associés

Lorsque l’éco-anxiété s’installe dans la durée, elle peut devenir un facteur aggravant des risques psychosociaux (RPS) au même titre que le stress chronique, la surcharge de travail ou le manque de reconnaissance. Elle agit comme un multiplicateur de tensions internes et fragilise la santé mentale des salariés déjà exposés à des conditions professionnelles exigeantes.

Les collaborateurs fortement éco-anxieux manifestent souvent des signes de fatigue émotionnelle, de perte d’énergie et de retrait social. Ces symptômes, s’ils ne sont pas identifiés, peuvent évoluer vers des troubles anxieux ou dépressifs.

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Sur le plan collectif, l’absence de réponse organisationnelle peut renforcer le sentiment d’isolement ou de désillusion, créant un terrain propice au burnout moral : celui de travailler dans une entreprise perçue comme déconnectée de l’urgence climatique. Ce désalignement éthique nuit à la confiance envers le management et fragilise la cohésion d’équipe.

Une perte de sens professionnelle

L’éco-anxiété agit comme le révélateur d’un malaise plus large : la quête de sens au travail. Face à l’urgence écologique, de nombreux salariés peinent à concilier leurs convictions personnelles et les pratiques de leur entreprise. Ce décalage de valeurs alimente un sentiment d’incohérence morale, source de désengagement et de souffrance psychologique.

Travailler pour une organisation perçue comme peu responsable ou en décalage avec la transition écologique peut créer une dissonance cognitive : l’impression de contribuer, malgré soi, à un système qui aggrave la crise climatique. Chez les collaborateurs les plus engagés, cette contradiction se traduit par une perte de motivation, une baisse d’énergie, voire une envie de reconversion vers des métiers à impact.

Comment les RH peuvent accompagner les salariés ?

Face à l’éco-anxiété, les équipes RH jouent un rôle central : celui d’écouter, reconnaître et structurer la réponse organisationnelle. Cette nouvelle forme de détresse émotionnelle exige une approche globale, combinant prévention, dialogue et accompagnement personnalisé.

Créer un espace de parole sécurisé

La première étape consiste à reconnaître l’éco-anxiété comme une émotion légitime, non comme une faiblesse. Les RH peuvent favoriser son expression à travers des groupes de parole, des cellules d’écoute ou des séances de soutien psychologique animées par des professionnels de la santé mentale. Ces dispositifs permettent de libérer la parole, d’éviter l’isolement et de renforcer le sentiment de confiance.

Le suivi de la santé mentale via des baromètres internes ou des enquêtes anonymes peut également aider à identifier les signaux faibles et à ajuster les actions de prévention.

Intégrer la question écologique dans la QVCT

L’éco-anxiété invite à repenser la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) sous l’angle environnemental. Intégrer des initiatives écologiques dans la politique RH (tri des déchets, sobriété énergétique, mobilité douce, achats responsables…) contribue à aligner les pratiques internes avec les valeurs des collaborateurs.

En cohérence avec la démarche RSE, cette approche renforce le sentiment d’utilité et l’engagement collectif. Elle transforme une anxiété individuelle en énergie positive de transition.

En plaçant la santé mentale et l’écologie au cœur de leur stratégie, les RH deviennent de véritables acteurs de résilience organisationnelle : capables d’accompagner leurs équipes tout en donnant du sens au changement.

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Le rôle clé du management dans la gestion de l’éco-anxiété

Les managers sont en première ligne pour repérer et accompagner l’éco-anxiété au sein des équipes. Leur posture influence directement le climat émotionnel et la perception du soutien organisationnel. Face à une anxiété liée à la crise écologique, le rôle du manager n’est pas d’apporter des réponses techniques, mais d’offrir écoute, reconnaissance et cohérence.

Un management empathique, fondé sur la confiance, permet de détecter plus facilement les signes de mal-être et d’ouvrir le dialogue sans stigmatisation. En donnant du sens à la stratégie environnementale de l’entreprise et en valorisant les initiatives durables portées par les collaborateurs, les managers transforment une inquiétude individuelle en énergie collective.

L’exemplarité joue également un rôle essentiel : adopter soi-même des pratiques responsables, communiquer avec transparence et encourager l’action concrète renforce la crédibilité du discours managérial.  

À lire aussi : tout savoir sur le management par la confiance, la sécurité psychologique et le besoin de reconnaissance au travail.

Encourager les initiatives à impact positif

Transformer l’éco-anxiété en engagement passe par l’action. Les entreprises peuvent canaliser cette énergie en soutenant les initiatives à impact positif proposées par les équipes : projets de réduction des déchets, mobilité douce, actions solidaires ou programmes de sensibilisation.  

Donner aux collaborateurs les moyens d’agir concrètement favorise le sentiment d’utilité et réduit le sentiment d’impuissance. Ces démarches renforcent la cohésion, la fierté d’appartenance et l’ancrage des valeurs communes.  

Adapter les pratiques managériales

Pour accompagner l’éco-anxiété, le management doit évoluer vers davantage d’écoute et d’agilité. Les pratiques hiérarchiques rigides laissent place à un leadership empathique, capable d’intégrer les émotions et les convictions écologiques des collaborateurs. Respecter les sensibilités, encourager le dialogue et reconnaître la charge mentale liée à l’urgence climatique renforcent la confiance et la motivation. Les managers doivent aussi valoriser les efforts, même modestes, qui contribuent à la transition.  

Vers une entreprise plus consciente et engagée

L’éco-anxiété révèle une attente forte de cohérence entre les valeurs affichées par l’entreprise et ses actions réelles. En plaçant la transition écologique au cœur de sa stratégie, l’organisation devient plus consciente de son impact et plus attentive au bien-être de ses équipes. Cette cohérence favorise la confiance, renforce la marque employeur et attire les jeunes talents en quête de sens.

L’éco-anxiété comme moteur de transformation

Plutôt que de la percevoir comme une menace, l’éco-anxiété peut devenir un levier de transformation. En incitant à repenser les modèles de travail, les modes de production ou la gouvernance, elle pousse les organisations à évoluer vers plus de durabilité et d’humanité. Cette prise de conscience collective permet de transformer l’inquiétude en engagement et la peur en action constructive.

C’est précisément la mission de teale, solution bien-être au travail dédiée à la santé mentale des collaborateurs. Grâce à un accompagnement personnalisé, à des contenus psychoéducatifs et à un réseau de psychologues et coachs certifiés, teale aide les entreprises à prévenir les risques psychosociaux et à faire de chaque émotion, y compris l’éco-anxiété, une opportunité d’évolution positive, au service du collectif.

FAQ

L’éco-anxiété englobe toutes les inquiétudes liées à la crise environnementale (biodiversité, pollution, dérèglement climatique, etc.). L’anxiété climatique en est une forme spécifique, centrée sur les conséquences du réchauffement global.

Oui. De plus en plus d’organisations proposent des formations pour les RH et les managers : compréhension du phénomène, communication bienveillante, gestion des émotions collectives et accompagnement des équipes dans la transition écologique.

2,1 millions

de Français sont très fortement éco-anxieux.

Source : 

Ademe

À RETENIR

L'éco-anxiété ne relève pas d’une maladie mentale, mais d’une réaction psychologique. Ce sentiment traduit une tension entre la lucidité écologique et le sentiment d’impuissance à agir.

78 %

des salariés choisiraient, à offres équivalentes, de rejoindre une entreprise engagée pour la transition écologique.

Source : 

Ademe

420 000

Français environ présentent un risque de basculer dans une psychopathologie liée à l’intensité de leur détresse écologique.

Source : 

Ademe

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