Les enjeux de la RSE pour les entreprises : comprendre et agir
Découvrez les enjeux clés de la RSE pour les entreprises : environnement, social, économique, et comment intégrer une démarche responsable et durable.

Un Français sur quatre sera confronté à un trouble de la santé mentale au cours de sa vie (OMS), et 30 % déclarent avoir dans leur entourage une personne concernée (Santé publique France). Pourtant, ces troubles restent souvent tabous, surtout en entreprise, où leurs conséquences (absentéisme, désengagement, isolement) pèsent sur les équipes comme sur la performance collective.
Face à ce constat, les premiers secours en santé mentale (PSSM) s’imposent comme une réponse concrète. Inspirée du modèle australien « Mental Health First Aid », cette démarche forme des citoyens et des professionnels à repérer, écouter et orienter une personne en détresse psychique.
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Les premiers secours en santé mentale reposent sur un principe simple : former chaque citoyen à réagir face à une détresse psychique, avec la même réactivité que pour une urgence physique. Il ne s’agit pas de remplacer un professionnel de santé, mais d’adopter les bons réflexes pour écouter, rassurer et orienter une personne vers une aide adaptée.
La démarche « Mental Health First Aid » est aujourd’hui déployée dans plus de 28 pays et compte plus de 10 millions de secouristes formés. En France, le programme est coordonné par l’association PSSM France, qui en assure la traduction, la formation et l’accréditation des formateurs.
La formation, ouverte à tous sans prérequis, vise à renforcer les compétences relationnelles et émotionnelles : reconnaître les signes de mal-être, engager une discussion de manière bienveillante, adopter une posture d’écoute active, et savoir orienter la personne vers un professionnel lorsque la situation l’exige. Elle aborde aussi les différents types de crises (anxiété aiguë, idées suicidaires, troubles du comportement ou épuisement relationnel et professionnel…) pour aider les secouristes à réagir avec discernement.
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Les premiers secours en santé mentale s’adressent à tous les publics : collaborateurs, managers, responsables RH, représentants du personnel, étudiants ou citoyens volontaires. Aucun prérequis n’est nécessaire : la formation repose avant tout sur la volonté d’aider et l’ouverture à l’autre.
En entreprise, elle trouve un écho particulier auprès des équipes RH et managériales, souvent en première ligne face aux situations de mal-être. Ces formations leur permettent d’acquérir les bons réflexes pour repérer les signaux faibles, écouter sans jugement et orienter vers les ressources adéquates. C’est aussi un outil précieux pour renforcer la culture du soin et de la prévention au sein des organisations.
Les participants développent des compétences concrètes :
Pour les entreprises, ces formations favorisent l’émergence de collaborateurs relais, capables d’intervenir avant que la situation ne se dégrade. Elles participent ainsi à une approche collective de la santé mentale, où chacun devient acteur de la prévention, à son échelle.
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Intégrer les premiers secours en santé mentale dans la stratégie RH, c’est agir à la fois sur la prévention, la performance et la cohésion. Alors que 1 salarié sur 2 s’estime en détresse psychologique, chaque action de sensibilisation ou de formation compte.
Former des secouristes en santé mentale, c’est d’abord permettre à l’entreprise de repérer plus tôt les signaux faibles avant qu’ils ne se transforment en crises. En renforçant la vigilance collective, les PSSM contribuent à réduire les risques psychosociaux, à la prévention du burn-out et à limiter les arrêts longue durée.
C’est aussi un puissant levier de cohésion et de management par la confiance. Les collaborateurs se sentent écoutés, reconnus et soutenus, ce qui favorise l’engagement, la motivation et la fidélité à l’entreprise. En parallèle, les managers formés gagnent en empathie et en intelligence émotionnelle, des compétences désormais essentielles pour piloter des équipes dans un environnement exigeant.
Sur le plan organisationnel, la mise en place de PSSM s’inscrit pleinement dans une démarche RSE et dans la politique QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail). Elle traduit un engagement concret envers la santé mentale, au même titre que la sécurité physique.
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Face à un collègue ou collaborateur en détresse, les premiers secours en santé mentale reposent sur une méthode simple : AÉRER©3, un repère pour agir avec calme et discernement.
La formation aux premiers secours en santé mentale, animée par PSSM France, s’adresse à tous les collaborateurs volontaires : RH, managers, élus CSE ou salariés. D’une durée de deux jours, elle combine apports théoriques, mises en situation et échanges de pratiques.
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En entreprise, il est recommandé d’alterner sessions inter-entreprises et formations internes pour limiter la charge émotionnelle. Certaines solutions de bien-être au travail, comme teale, complètent ces dispositifs par des modules vidéo animés par des psychologues et des conférences de sensibilisation continues.
Les outils digitaux jouent aujourd’hui un rôle clé dans la prévention et le suivi en santé mentale au travail. Une solution comme teale permet d’agir en amont, avant la crise, en aidant les collaborateurs à identifier leurs signaux faibles grâce à un indice de santé mentale personnalisé.
L’application propose ensuite un programme d’accompagnement sur mesure, combinant contenus psychoéducatifs, podcasts, vidéos et séances avec des psychologues et coachs certifiés.
Pour les RH et managers, teale offre un tableau de bord anonyme et agrégé, facilitant le pilotage des actions QVCT et la mesure de l’impact global sur le bien-être collectif.
Mettre en place les premiers secours en santé mentale en entreprise suppose une démarche structurée et progressive. Tout commence par un diagnostic interne : niveau de sensibilisation, besoins des équipes et situations à risque. Les RH et managers doivent ensuite être formés pour devenir des relais de prévention.
La réussite du dispositif repose sur une communication claire, des actions régulières de sensibilisation et une culture d’entreprise ouverte sur la santé mentale.
Former des secouristes en santé mentale n’a de sens que dans un environnement où la confiance, la confidentialité et la bienveillance sont garanties. Les collaborateurs doivent savoir qu’ils peuvent parler sans crainte d’être jugés ou exposés.
Les entreprises jouent donc un rôle clé : préserver la confidentialité des échanges, offrir des espaces d’écoute dédiés et encourager les secouristes à poser leurs limites pour éviter la surcharge émotionnelle.
Un accompagnement régulier par les RH, les psychologues partenaires ou des outils comme teale permet d’assurer un suivi durable et de renforcer la sécurité psychologique du collectif.
Des changements de comportement doivent alerter : isolement, irritabilité, fatigue persistante, baisse de performance ou discours pessimiste. Ces signaux répétés traduisent souvent un mal-être qui mérite d’être écouté avec bienveillance.
Oui. La formation PSSM France délivre une certification reconnue, accessible à tous sans prérequis. Elle forme aux réflexes essentiels pour repérer, écouter et orienter une personne en difficulté.
Non, mais cette démarche s’inscrit pleinement dans la prévention des risques psychosociaux et la politique QVCT. Elle constitue un levier concret pour améliorer la santé mentale, renforcer la cohésion et favoriser un environnement de travail plus humain.
+ 165 000
secouristes en santé mentale ont déjà été formés en France depuis 2018.
Source :
ministère de la SantéÀ LIRE AUSSI
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À SAVOIR
Les secouristes en santé mentale ne sont pas des thérapeutes. Ils incarnent une première ligne d’écoute et de soutien, essentielle pour briser le silence et orienter efficacement vers le soin.
À SAVOIR
Elle peut être intégrée au plan de développement des compétences et financée par les OPCO.
Conçu avec une psychologue, ce guide donne aux RH les repères qui manquent souvent sur le terrain.
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